Alors que les Rois du Continent Ouest revinrent dans leur palais, Télyon arriva devant les portes du Palais Royal à Inéria, capitale de l'Edêmnon, pays se trouvant au Nord du Royaume d'Azuryan.
Deux gardes barraient l'accès au palais, chacun d'eux était équipés d'une armure d'acier, d'une lance et d'un bouclier représentant une tête de licorne blanche sur fond bleu.
-Vous ne pouvez obtenir audience avec notre roi, dit un garde. Passez votre chemin, Magicien de la Tour Blanche.
-Ne m'empêchez pas de franchir cette porte, dit Télyon. Je dois m'entretenir avec Céldénor, je me fiche de ses ordres.
-Pas nous, poursuivit le garde. Nous respectons ces ordres, que cela vous plaise ou non, retournez en votre cité.
Télyon frappa le sol avec son bâton et la hampe de leurs lances devint brûlante, les contraignant à lâcher prise. Le mage les regarda une dernière fois avec un air terrifiant, il ouvrit la porte de bois et rentra dans le palais. Il avança dans une longue et large salle, emplie d'ombres et de demi-jour crées par les rayons du soleil qui traversaient les fenêtres. Des tapisseries sur lesquelles étaient dessinés d'anciens rois de légendes servaient de décoration pour habiller les murs de bois et de pierre.
Le Roi Céldénor était assis sur son trône, et passait sa main sur sa barbe grise. Ses cheveux, gris également, lui tombaient sur les épaules, et sa couronne se tenait sur son crâne. Il était vêtu d'une tunique bleu foncé et d'un pantalon noir. Il eut un rire sinistre, tout en levant ses lourdes paupières afin de jeter un sombre regard à son hôte.
-Je vous salue, Roi de l'Edêmnon, dit le mage. Je viens vers vous en ces temps de malheurs.
-Que me voulez vous ? demanda le roi, sarcastique. Je n'ai pas voulu participer à ce conseil de guerre et vous ne me ferez pas changer d'avis, magicien. Je n'aiderai pas l'Empire ! Et que faites vous ici avec vos armes et votre bâton ? Seules celles de mes amis et alliés ont le droit de pénétrer en mon palais.
-La prudence est une chose, dit le mage, mais la discourtoisie en est une autre vous savez. Je ne suis pas venu m'entretenir avec vous pour utiliser mes armes ou quelques sortilèges. Vous n'avez rien perdu de votre esprit belliqueux à ce que je vois. Fourberies et hâbleries, font toujours partie de votre caractère, mauvais qui plus est. La courtoisie de votre château a bien changé également. Déjà qu'auparavant elle n'était pas votre fort. Tous les membres des Peuples Libres ont répondu à l'appel d'Erathor, donner moi une bonne raison qui expliquerait votre refus, si toutefois vous pouvez m'en donner une. Je vous écoute.